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Branche éteinte, issue des Gouyon du Vaumeloysel

 

Julien (v. 1586 - 1648)

Charles (v. 1630 - 1669)

Paul (v. 1660)

 

 

 

 

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Page 247

Erratum à propos du manoir de La Ravillays

M. Alain Pichot du Mezeray (archives du Vaumeloysel) nous précise que Françoise de La Ravillays, propriétaire du lieu de La Ravillays au XVIe siècle, née en 1565, fille d'Eustache de La Ravillays et de Bertrane de Saint Meleuc (ou Saint Méloir ?), épousa en 1581 Mathurin de La Chapelle. Leur fille Michelle de La Chapelle, née en 1582, épouse Jean Gaultier, seigneur de Belestre en Ploubalay, qui devint donc aussi seigneur de La Ravillays. Leur fils également prénommé Jean (1601-1641), seigneur de La Ravillays, meurt sans hoir et le manoir passe à sa sœur Françoise Gaultier qui épouse Julien Gouyon, seigneur de La Ville Nizan en 1621. La propriété passe ainsi aux Gouyon au milieu du XVIIe siècle. Ce second jean Gaultier avait un demi-frère, René, qui épousa Françoise Labbé, ancêtres de Françoise Gaultier de La Saudrais (1723-1789), mariée en 1750 à Michel-Pierre Collet de La Villecollet (1724-1784). Leur petite-fille, Jeanne-Marie Collet de La Ville Collet (1817-1873), épousa en 1836 Jean-Michel Pichot (1807-1882), acquéreur du manoir des Carmes du Guildo, et dont le fils Émile I (1840-1867) épousa en 1866 à Saint-Lormel Marie-Jeanne de Mouëzan, héritière du Vaumeloysel.

Le fief a donc appartenu aux La Chapelle avant de passer aux Gaultier, puis aux Gouyon.

 

Addenda et errata à propos de Julien Gouyon, seigneur de La Ravillays.

Julien Goyon, écuyer, seigneur de La Ravillays (par. de Ploubalay),  Bellestre et La Ville Nizan (en Plurien), fils cadet de Jean Gouyon, seigneur de la Garenne et du Vaumeloysel, et de Jacquemine de Nos (p.223). Né vers 1586 [Arch. Gouyon preuves p. 84], il est partagé par son frère aîné le 5 octobre 1626. Il épouse, par contrat du 22 février 1621, Françoise Gaultier, dame de La Ville Nizan, en Plurien, des Vaux et de La Tréchardaie, née (à Plurien ?) le 8 août 1609 et morte le 18 mars 1662 à Ploubalay où elle fut inhumée le surlendemain. Elle avait été partagée le 16 octobre 1626 [Arch. Gouyon, titres non reliés]. Julien est mort à Ploubalay le 11 mars 1648 et inhumé le 20 [Internet, lot n° 2, M.S. 1631-1660. Escuyer Julien Gouyon Seigneur de la Villenizan belestre & autres a été confessé & muny des Sts de notre Eglise & extremisez par moy Rt en sa malladie et ensepulturé à lenfeu de la Ravillays ce vingte jour de mars 1648. Jean Durand].

De ce mariage sont issus :

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 Charles, qui suit.

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 Madeleine, demoiselle de Bellestre, babtisée à Pléboulle le 23 décembre 1621 [P ::Jean Giouyon, seigneur de La Garenne ; M :: Magdeleine du Couldraye].

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Louys, baptisé à Pléboulle le 24 avril 1623 par le recteur de cette paroisse, Charles de Tremereuc, écuyer [P :: Messire Louys de Bréhan, écuyer, seigneur de La Gallinays, du Pont Grossar, Bellissue, Le Plesseix et Moron (Mauron), La Soraye ; M :: demoiselle Julienne de La Cornillière, dame du Pont Bériel, La Sauldraye, La Boullain et Catremblaye]

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Françoise Gouyon, née vers 1631, dame des Gardes, qui épouse en premières noces le 2 mars 1658, Georges Bouan, écuyer, seigneur de La Chauvinais et de La Brousse Briantais, en Saint-Pôtan (nunc en Saint-Cast-Le-Guildo) veuf de Françoise de La Ravillays de La Motte, et veuve, en secondes noces, la Douarière de la Brousse Briantais épouse Isaac de La Vallée, seigneur de La Forestrie, en Corseul, qui meurt en 1682, après avoir, le 13 septembre 1674, acheté de son beau-frère Charles le terre de La Ravillays pour 10 680 livres [AD 22, B 647, f° 130]. Ils eurent postérité dans :

o       Françoise de La Vallée qui épouse Henri-Urbain Gouyon, de la branche de Beaucorps [Contrat de mariage, arch. Gouyon VI, XVIII²].

Page 247-248

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Addenda et errata à propos de Charles Gouyon, seigneur de La Ravillays.

Charles Gouyon, écuyer, seigneur de La Ravillais et de Bellestre, obtient l'administration de ses biens avant l'âge de vingt ans, par dispense du 14 mai 1648. Il est maintenu par arrêt de la chambre établie pour la réformation de la noblesse en Bretagne, le 25 février 1669[BNF, Arsenal, MS 4930]. Il épouse Toussainte Le Chauff des Aulnais, baptisée à Trans le 15 novembre 1628, fille d’Alain Le Chauff, seigneur de La Houxière, près Rennes, de La Barrière et de La Boutardaie, et de Jeanne Riand ou Riaud, de la Maison Riaud de Galisson. Charles meurt à Rennes le 11 décembre 1669 et Toussainte restera veuve quarante ans ; elle est inhumée à Ploubalay, chapelle du Rosaire, le 8 juin 1709. Elle lui avait donné six enfants :

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 Françoise, Née le 17 avril 1651, baptisée à Pipriac le 14 mai [P :: Isaac Le Chauff, seigneur de La Bouttardais, aïeul paternel ; M :: Françoise Gaultier, dame de La Villenizan, aïeule maternelle] qui épouse à Ploubalay le 22 janvier 1678, René Cadet, seigneur de La Dieusaye, en Pluduno. Elle était veuve en avril 1712.  Elle fut déboutée de ses prétentions de noblesse à la réformation de 1669.

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Germain, baptisé à Pipriac le 9 mai 1652 [P :: messire Germain de Talhouët, seigneur de Bonamour, président au Parlement de Bretagne ; M :: dame Jeanne Riault, dame de La Houssière], mort à l'âge de trois ans.

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Paul, écuyer, seigneur de La Ravillaye, né le 18 mars 1654 et baptisé à Pipriac le 22 [P :: Paul de Patraz, écuyer, seigneur de La Roche ; M :: Charlotte Le Chauff], Maréchal des logis des Chevau-Léger de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis. Gabrielle Glé, marquise de La Vallière, rendit aveu le 21 janvier 1703 pour le baillage de Largentaye où Paul Gouyon, seigneur de La Ravillais, tenait trois pièces de terre. Il y avait sous ce baillage 200 jx s'étendant aux environ de La Ville Asselin, de La Ville-ès-Vittels, de La Commerière, du Bourg de Ploubalay et du village de La Gicquelais. Elle rendait aussi aveu pour le fief et baillage de La Duché, ayant cours en la paroisse de Ploubalay, la maison de Belestre et le village des Saudrais, montant par denier chaque an, à la Saint-Gilles, 12 livres, 5 sous, 1 denier monnoie et par froment, apprécis du Plessis-Balisson, trois mines, 4 boisseaux, dix godelets et un chapon,  contenant environ deux cents journaux de terre en grande partie tenue pars escuyer Paul Gouyon, seigneur de La Ravillais pour la maison noble de Belestre, consistant en un corps de logements couverts de pierre, fuye et retraite à pigeons, salle, chambre, grenier, cellier, grange, écurie, pressoir, étable, four à pain et cour fermante et close de murs ; avec la maison ancienne et ses dépendances, présentement appelée la métairie de Belestre, à l’orient de la dite maison, cour au devant de la dite métairie, le tout s’entretenant et contenant ensemble, y compris les rabines, vergers, garaines, bois de haute futaie, prairies et héritages cy-après, en grand 72 journaux et demy et 11 cordes environ. Parmi lesquels, l’emplacement du nombre de 13 salines, avec leur grèves et marest, chacune de deux journaux, situées sur le marais du Drouet, le tout des dites grèves s’entrejoignant [AD 22, E. 2655. Auguste Lemasson, Lancieux autrefois, IIe partie, Les maisons nobles, Livre Ier, La haute justice de La Roche et ses seigneurs du XIIIe siècle à la Révolution, Nantes, L. Durance, 1919, pp. 54 & 55]. Paul est mort le 16 février 1720 et inhumé le 19 à Ploubalay. Il avait épousé le 16 janvier 1707 à Trégon, Claire-Élisabeth des Rondiers, née le 21 avril 1692, fille d’Alain, seigneur de Carvalan et de Jeanne Léau. Claire-Élisabeth est sans doute la marraine de Louis-Paul Gouyon du Vaurouault, fils de Charles.

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Georgine-Françoise, baptisée à Pipriac le 29 février 1655 [P :: Georges de La Vigne, seigneur de La Chesnay ; M :: Françoise Perrot, dame de La Trousselière].

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Sainte-Gilette, née le 30 mars 1656 et nommée à Ploubalay le 23 avril suivant [P :: Haut et Puissant Messire Joseph Gouyon, seigneur du Launay-Comatz ; M :: Gilette Labbé].

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Gabriel, capitaine d'une compagnie de cent hommes de la marine, garde de le Marine en 1687. Il est embarqué en 1689 sur le vaisseau de cinquante canons Le Duc, sous le commandement de Colbert de Saint Marc et sous les ordres du Lieutenant général, François-Louis de Rousselet, Marquis de Château-Renault, lui-même sur l’Ardent, et il participe le 11 mai à la bataille de la baie de Bantry,  Inber Sceine, dans le Kerry irlandais, pour aider Jacques Stuart, II d’Angleterre et VII d’Écosse, à tenter de reconquérir son trône. Sur l’un des  quarante-quatre vaisseaux, se trouve Charles-Auguste Gouyon de Matignon, comte de Gacé qui débarque avec 6 000 hommes. La flotte anglaise voulant s’interposer subit de lourdes pertes. Une autre tentative infructueuse aura lieu au même endroit avec le général Humbert en 1796. Il est en 1690 sur le Solide, en 1691 sur le Vigilant, en 1692 sur le Formidable, en 1694 sur le Terrible, en 1695 aux batteries lors de la descente des Anglais sur Camaret, en 1696 enseigne sur la Tempête. En 1704, embarqué sur l’Éclatant, il est au combat de Monsieur de Toulouse. Cette bataille navale de Vélez-Malaga, le 24 août 1704, fut la plus importante et la plus rude de la guerre de succession d’Espagne. Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, duc de Penthièvre, avait réuni 93 navires des escadres du Levant et du Ponant, disposant ainsi de  3 522 canons et 24 275 hommes. Les Français y ont tiré 102 886 coups de canons. Les pertes anglaises seront lourdes, les pertes hollandaises faibles, mais Gibraltar, pris par Rooke le 4 Aoüt, restera anglais. En 1706 il est embarqué sur la Nymphe et il passe lieutenant de vaisseau l’année suivante. En 1708 il est sur la Dauphine commandée par Louis-François de Goyon Miniac, dans l’escadre de Monsieur Dugay-Trouin ; il est blessé dangereusement à la tête à la prise d’assaut de la ville de Velas dans les Açores. En 1709, probablement en convalescence, il commande le fort Harbour, en face de Saint-Énogat. Il participe comme lieutenant de vaisseau à bord de la frégate Achille, à la prise de Rio de Janeiro. Il était sous le commandement de M. le chevalier de Beauve. On se rappelle qu’au cours de cette célèbre et brillante opération organisée par Duguay-Trouin, le chevalier Jean de Goyon (de Touraude, p. 190), l’un de ses cousins, et le chevalier de Beauve avaient été les principaux artisans du succès. Gabriel est finalement chevalier de Saint Louis en 1721. Il meurt à Brest le 26 avril 1728 et y est inhumé le 27 à Saint Louis. Il avait épousé à Brest, à Saint Marc, le 8 janvier 1709, Louise de Kerguiziaux de Trélléon, fille d’Alain, seigneur de Trélléon et de Gabrielle Bohier. Il semble qu’il n’eut pas postérité.

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Julienne, demoiselle de La Garde, née vers 1660inhumée à Ploubalay le 8 août 1680.

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Renée, née en septembre 1663, nommée à Ploubalay le 22 octobre 1671 [P :: René Peschant, seigneur de Bossat ; M :: Jeanne Peschant, dame de La Durandais]. Le 30 avril 1690 elle épouse à Ploubalay Jean-Baptiste Le Mineur, écuyer, seigneur de Kerverot, capitaine et marchand, né à Saint-Malo le 22 mai 1664, remarié à Dinan à Laurence Feudé de Grandelos le 9 mai 1694, fils d’Yves, seigneur de Kerverot en Plougasnou, et de Guyonne Lezé du Chastellier, dont postérité.

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Renée-Mathurine, née le 14 avril 1666, nommée le 19 [P :: Messire de La Vallée, seigneur de la … ; M :: Haute et Puissante dame Mathurine Lambert, dame de …]. Elle meurt à Ploubalay le 27 mai 1667.

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Charles, né le 22 avril 1665 et baptisé à Ploubalay le surlendemain.

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Toussainte, demoiselle de Bellestre, née vers 1668, inhumée à Ploubalay le 1er juin 1703.

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Joseph (peut-être) Gouyon de La Ravillais nqui assista aux États de Bretagne tenus à Saint-Malo le 17 novembre 1724.

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René-François, né le 29 janvier 1670 à Ploubalay [P :: François du Breil, seigneur de La Motte ; M :: demoiselle Julienne Corniller, dame de La Roserais] et mort aux Gardes Marinet avant 1712.

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Jeanne (peut-être), non mariée en 1712.

 

 

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11-07-18